Vanishing Judy

Par Leigh Newman ainsi commence “The Vanishing Shadows” de Margaret Sutton, le premier volume de la série des “Mystères de Judy Bolton”.Judy Bolton, collégienne détective fit son apparition dans la publication américaine en 1932 via les éditions Grosset et Dunlap. Il existait d’ailleurs déjà d’autres personnages de jeunes filles détectives : Nancy Drew (adolescente elle aussi), Cherry Ames (une infirmière), et Vickie Barr (une hôtesse de l’air). Toutes étaient en fait plus célèbres et vendaient bien plus de copies. Judy cependant était la favorite de ma mère. Elle avait collectionné les trente-huit volumes et les gardait intacts jusqu’à la couverture. Je fus familiarisé avec la totalité de la collection le jour de ma naissance, avec tout les autres objets que Mère avait rassemblé pour sa fille à venir : une série de poupées costumées venant de chaque pays visités (de la danseuse de tango argentine à la femme yéménite en tunique), un ensemble de valises de couleur verte Amelia Earhart (y compris un petit vanity muni d’une clef magique en or), sans parler des sacs  “Bermuda”, d’un sac à main, poignée en bois, et de son étrange lot de revêtements interchangeables pour s’assortir à sa tenue).J’étais un sale petit garçon manqué. Les poupées m’angoissaient, je trouvais les sacs à  mains ridicules et les valises essentiellement faites pour fuguer sur un paquebot pour Madagascar… Si ce n’est que j’étais trop trouillarde pour le faire. Mais les livres de Judy Bolton m’avaient toujours intriguée. Pendant la majorité de mon enfance, j’avais une relation malsaine et nauséeuse